Personnalité du mois de février 2018

Danielle Brabant

Deuil & rituels

Native de Montréal, notre personnalité du mois de février 2018, Danielle Brabant de Deuils & Rituels, est l’aînée de enfants. Son père a été policier pour la Ville de Montréal pendant plus de 35 ans et sa mère a travaillé entre autres, comme répartitrice à la Sureté du Québec.

Durant sa jeunesse, Danielle aime faire des blagues, tellement qu’elle se crée un cahier de blagues. Elle aime la musique et fait un concert de flûte dans un quatuor. À l’adolescence, elle apprend la guitare classique et cet instrument joue le rôle de confident. Elle s’est souvent investie dans des sketches à l’école.

La spiritualité et le sens d’appartenance prennent beaucoup de place dans sa jeune vie, elle devient membre des Croisés, filiale de la JOC. L’artisanat la passionne. Elle crée plusieurs modèles de poupées en phentex, vendues par sa tante à l’usine. L’attachement à sa grand-maman ést si grand qu’elle négocie avec sa maman d’aller dîner chez elle, une fois par semaine. Danielle aime l’aventure et participe à différentes activités scolaires comme les camps de fin de semaine. Elle est même animatrice pour des plus jeunes dans un camp organisé par les religieuses de Ste-Anne.

C’est par l’entremise de son beau-père, qu’elle connaît son mari. De cette union, trois garçons forment la famille qui, aujourd’hui, âgés de 40, 38 et 35 ans font de Danielle, une grand-maman de deux petits garçons Jérémy et Vincent.

À 33 ans, Danielle retourne sur les bancs d’école pour étudier en pastorale. Deux ans après, elle entre à l’Université de Montréal en Théologie. Après son bac, elle termine une maîtrise en pastorale pratique. Deux stages en milieu hospitalier lui permettent de former ses compétences professionnelles aux hôpitaux du Royal Victoria et St-Jérôme. Ce qui la mène à une carrière d’intervenante en soins spirituels. Suite à une intervention auprès d’un malade, elle décide de vivre quelque chose qui lui parle depuis longtemps : suivre des cours d’équitation. En 2000, elle achète un premier cheval : FREEDOM, puis Jack. En 2009, la campagne l’appelle et St-Jean-Baptiste de Rouville est élu comme point d’ancrage pour vivre avec ses chevaux. Faire de la thérapie avec les chevaux n’est pas possible car elle n’est pas psychologue. Elle débute alors une formation à Issoudun, près de Québec, « en mieux-être facilité par le cheval ». En 2015, Danielle doit abandonner son rêve, car sa santé ne lui permettant plus de s’occuper de ses chevaux. Ceux-ci partent donc,vers d’autres familles. C’est suite à ce deuil, qu’elle décide de devenir une professionnelle du deuil en dehors des murs de l’hôpital.

Son travail consiste à accompagner spirituellement les personnes malades et mourantes; elle accompagne les familles lors de funérailles et préside la cérémonie; elle organise des ateliers via Internet et offre des conférences à différents organismes et des Facebook en Direct. Sa particularité est qu’elle accompagne aussi des travailleurs par une cérémonie en milieu de travail.

Danielle est une femme passionnée quand elle parle de ce qu’elle fait, mais devient très calme quand elle préside des Funérailles. Son calme et sa douce voix sont au coeur de l’apaisement que reçoivent les personnes qui demandent ses services.