Hélène Ménard – Solutions R.H.PME
27 mars 2017
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Éric Campeau – Aînés à coeur

Natif de Blainville, notre personnalité d’avril 2017, monsieur Éric Campeau, est le premier de deux enfants . Il a une sœur cadette et ses parents qui sont, aussi originaires de Blainville, ont grandi et sont allés à l’école ensemble.

Dès son jeune âge, Éric aspire à devenir joueur de hockey professionnel. Il excelle dans le sport et veut être un joueur de hockey. Gravissant tous les échelons du hockey québécois, il décide, à la fin de son junior, de s’expatrier aux États-Unis pour poursuivre son rêve. C’est en jouant pour une équipe de Floride, que la vie d’Éric bascule en 1996 . À 23 ans, c’est suite à une violente mise en échec qui le met K.O., que sa vie prend un tournant inattendu.

Le diagnostic : commotion cérébrale sévère. Six mois plus tard, éprouvant des problèmes de vision occasionnés par une enflure de la rétine, il réussit grâce à la prise de comprimés de cortisone, une diminution de l’enflure temporaire mais non complète. Le problème devient chronique et sa vue ne s’améliore pas. Éric décide donc de mettre un terme à son rêve d’évoluer dans la NHL. Il signe un contrat professionnel en Europe comme joueur/entraîneur dans la ligue élite de France. En 2003, nouvelle déception pour Éric, ses problèmes de vision deviennent plus récurrents et Éric doit prendre sa retraite du hockey.

Éric décide de faire son baluchon et aller visiter le monde. D’abord les Philippines où il y passe plus de deux ans en s’investissant dans la communauté locale: dont avec la Croix rouge lors du tsunami de 2005, avant un retour au pays en 2006, pour renflouer ses coffres. En 2007, alors à l’emploi de l’Hôpital du Haut-Richelieu, devant l’inefficacité de la cortisone, et avec une vision de moins de 5%, Éric est déclaré légalement aveugle. Il a dû cesser de travailler.

Âgé de 37 ans, Éric, fait un retour sur les bancs d’école pour compléter un baccalauréat en travail social. Très persévérant, même dans ses activités : il prend part à des compétitions internationales en golf et en ski alpin! Vivant une période dépressive, c’est grâce à une travailleuse sociale de l’Institut Nazareth et Louis-Braille, qu’il rencontre Bruno Haché, un jeune aveugle de l’équipe nationale de goalball, qui lui redonne goût aux sports.

Il se joint à une équipe de hockey sonore, présidée par un conseiller à la vie étudiante et au soutien aux étudiants en situation de handicap à l’UQAM. Il rencontre Bruno Boucher, un golfeur aveugle, qui le convainc de tenter sa chance au golf. Malgré son handicap, Éric apprend à jouer au golf, accompagné d’un autre golfeur expérimenté. Grâce à l’aide de son partenaire, il réussit des rondes qui oscillent entre 79 et 84. Champion du Québec dans sa catégorie, Éric se classe au deuxième rang du Championnat du monde de golf pour personnes mal voyantes, disputé en Angleterre en août 2010.

Le golf ne lui suffit pas, il tente sa chance en ski alpin…. avec des résultats spectaculaires. Accompagné d’un étudiant-athlète de l’équipe de ski de l’UQAM, qui communique avec lui par radio, il réussit à filer à une vitesse de 130 à 140km/h. En mars 2010, il remporte une médaille d’or en slalom géant et une médaille d’argent en slalom, lors des championnats panaméricains en Colombie-Britannique. Ces excellents résultats lui valent une place dans l’équipe nationale de développement et une participation à titre de skieur invité aux jeux paralympiques de Vancouver.

Éric, toujours actif, s’implique auprès d’associations pour personnes aveugles, anime également des conférences où il remonte le moral aux gens en perte de vision en leur disant de ne jamais abandonner. « L’attitude que l’on adopte envers la vie et autrui change tout ». Comme il croit au pouvoir de son message, il s’implique auprès de diverses fondations afin de sensibiliser les gens à la cause des personnes malvoyantes.

En 2011, lors d’un tournoi de golf, la chance lui sourit. Il rencontre Éric Fortin, rétinologue au complexe hospitalier Maisonneuve-Rosemont où par la suite, il est choisi comme participant à une recherche sur l’implantation d’une micropuce dans les yeux. Six mois après l’implantation, il retrouve la vision à 88 %. Depuis, il est suivi régulièrement, sa vision est stable et lui permet une vie normale.

Comme vous pouvez le constater, Éric a choisi un parcours plutôt atypique. Humblement reconnaissant de la chance qui lui a été donnée, Éric décide de s’impliquer auprès des aînés, une clientèle vulnérable dans les conditions actuelles. Titulaire d’un baccalauréat en service social et fort de plusieurs années d’expériences sur le terrain, dans le réseau de santé public, il décide de mettre son expérience et ses connaissances au service de nos aînés en créant son entreprise « AÎnés à coeur ».

Profitez donc de notre déjeuner, du mardi 11 avril 2017, au Resto Chez Pedro, pour mieux connaître notre ami Éric qui vous dévoilera plus en détail ce long parcours qui l’a amené à vouloir développer ce merveilleux projet d’aide aux aînés. Il se fera un plaisir de partager avec vous, chers membres du RTAHR, son parcours de vie, si riche en expériences de toutes sortes.

C’est un rendez-vous à ne pas manquer !

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